Woofing avec des enfants dans le cadre d’un voyage au long court.

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L’objectif du woofing était avant tout, de faire découvrir le monde agricole à nos enfants. Lorsque nous choisissons nos séjours, nous cherchons des lieux qui nous permettrons d’acquérir des connaissances dans des domaines précis.

Nous avons apprécié les périodes de woofing qui sont venues ponctuer notre voyage. Cela a permis à toute la famille de se reposer du vélo. Bien que le rythme à la ferme soit différent de celui de cyclo-touriste, les journées sont toutes aussi chargées. Malgré le travail quotidien, nous avions moins de pression sur les épaules. La gestion quotidienne du trajet, du lieu où nous plantions la tente et de la nourriture étant absent lors de ces périodes. En woofing, nous avons donc l’esprit libre pour apprendre, aider et partager le travail des passionnés de la ferme qui nous ont reçu chez eux et ont partagé leur quotidien.

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En introduction à notre changement de vie, nous sommes allés 5 semaines dans une ferme/boucherie/Érablière. Étant immigrés au Canada 7 ans auparavant, nous n’avions jamais pris le temps de vivre l’expérience qu’offre une Érablière. C’était aussi nos premiers pas dans le « voyage alternatif ». Nous avions beaucoup d’appréhensions face à l’organisation. Arriverions-nous à gérer le travail quotidien et les enfants ?

Nous sommes arrivés fin février à la Ferme St jean. Ici, les gens vivent en communauté. C’est le premier midi autour d’un repas, débuté par une prière, que nous avons constaté que le nombre de personne qui gravite autour de la ferme était important. Nous sortions de notre zone de confort, d’abord parce que nous ne sommes pas pratiquants, ensuite parce que nous devons apprendre beaucoup de prénoms dans un endroit méconnu. Habitués de recevoir des woofeurs, nous avons vite été mis à l’aise par la bande de fermier.

Nous avons principalement travaillé avec Jean-Marie. Il reste encore aujourd’hui « une personne repère » pour Noa qui a profité pleinement de sa pédagogie pour lui transmettre son savoir faire. Nous avions à notre charge, la routine matinale auprès des moutons familièrement appelés ‘train’. Très vite nous avons pris le rythme des levées à 6h.

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Nous avons dû établir des règlements avec les enfants qui souhaitaient et se réveillaient, encore plus tôt pour participer aux tâches. Noa venait accompagner Marie un matin sur deux tandis qu’ Émy accompagnait Christopher un soir sur deux. Lou, visitait les moutons à l’occasion pour son plus grand plaisir.

C’était également la période des corvées de bois.image 04a Pendant que les enfants dormaient, jouaient ou faisaient un tour de tracteur, nous avons fendu et cordé le bois. Jean-Marie nous a aussi transmis sa passion pour la transformation de l’eau d’érable. Nous avons participé à plusieurs récoltes d’eau d’érable et contribué à la transformation en Sirop. Avec minutie Jean-Marie nous a expliqué chacune des étapes, avec dégustation du produit pour chacunes d’entre-elles.

Au départ en visite pour 3 semaines, nous avons prolongé notre séjour de 2 semaines supplémentaire. Les au-revoirs ont été difficile et encore plus pour les enfants qui avaient un plaisir fou à découvrir le monde de la ferme et à côtoyer la bande. Nous étions tout de même dans l’euphorie des derniers préparatifs pour notre périple à vélo qui débutait 3 jours plus tard.

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Notre deuxième expérience a été vécu hors du réseau woofing. Suite à un reportage de l’émission de la semaine verte, nous avons décidé de contacter Robbin, Rebecca et leurs trois filles pour partager un moment en leur compagnie. Cette famille a vécu 2 années en totale autosuffisance alimentaire. Ils se sont ainsi prouvés que c’était possible. En les contactant, nous souhaitions comprendre comment.

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Cette fois, nous sommes arrivés à Bathurst à vélo et avons rencontrés d’abord Robbin et ses filles qui travaillaient à la reconstruction d’un four à pain. Après nos échanges par courriel nous n’avions pas encore parler de la possibilité d’aider la famille, ni établi le nombres de jour que nous allions rester. Très vite, le ton est donné. Nous allons rester une semaine, et aider la famille à semer le jardin. Robbin et Rebecca ont un emploi à l’extérieur. Pendant, leurs absences nous préparons le champs et à leur retour nous travaillions ensemble.

Robbin, qui nous bluffe par ses connaissances monstrueuses en agriculture, nous explique en détail la façon qu’il a choisi de semer telle ou telle graine. Avec Rebecca,Sans titre-5 nous échangeons beaucoup sur la transformation des produits. Il faut dire que nos papilles ont elles aussi appréciées le séjour. Nous étions gâtés d’un point de vue gustatif. Les filles quant à elles, nous partagent la passion familiale : Celle de la musique. Chez eux, il n’est pas rare de se retrouver plusieurs autour de la musique Acadienne. Chacun jouant soit du piano, du violon, chantant ou dansant des claquettes. Ainsi, nous voyageons à travers l’acadie et les échanges culturelles se multiplient.

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Au cours du voyage, nous décidons d’ajouter une destination à notre programme : Les îles de la madeleine. Les premières expériences de woofing étant très enrichissantes nous décidons alors de vérifier sur wwoof canada s’il était possible d’en vivre une nouvelle. Par chance, il y avait bien quelques fermes d’inscrites. Nous décidons de contacter une ferme maraîchère pour parfaire les connaissances qui nous ont été transmise à Bathurst.

Rapidement nous avons obtenu une réponse à notre courriel. Ils ont besoin d’aide et si nous nous accommodons de ce qu’ils peuvent nous offrir, les hôtes madelinots sont prêts à nous recevoir. Le mail signé d’Anne Sophie nous charme et nous nous lançons dans cette troisième aventure d’un pied encore plus assuré que les précédentes.

Cette fois, nous vivons une toute autre expérience. La ferme est jeune et se sont les hôtes eux-même qui ont défriché la terre deux ans auparavant. Nous avions déjà constaté, lors de notre précédent séjour, à quel point le travail à la ferme est exigeant. Ici, Roberto et Anne-Sophie commencent tôt et finissent très tard. La ferme et la maison où nous sommes logés ne sont pas sur le même emplacement. Ce qui implique que les échanges, en dehors du lieu de travail sont limités. Nous arrivions quand même à partager 2 repas en leur compagnie. Nous sommes vraiment admiratifs de tout le travail qu’ils fournissent et du projet qu’ils sont en train de mettre sur pied. Nous apprenons beaucoup et ajoutons d’autres cordes à notre arc. 6En effet, nous faisons nos premiers semis et nos premières récoltes. Nous avions programmé de rester une semaine, mais travailler à côté du couple étant très plaisant, notre séjour aura duré 3 semaines.

 

C’est la première fois, également, que nous sommes accueillis en même temps que d’autres woofeur. Encore une fois, nous avions des appréhensions face la vie en communauté avec des enfants. Un couple et deux autres woofeurs ont croisé notre chemin. A cette étape du voyage les enfants s’adaptaient rapidement aux changements et ont toujours hâtes que le prochain woofeur arrive. Nous avons passé la majorité de notre séjour en compagnie de David. Très à l’aise avec les enfants, il les impliquent tout comme nous aux tâches quotidiennes. Musicien, il leur partage sa passion et ses nombreuses connaissances dans le domaine. Nous pensons qu’il a fait naître en Noa l’envie de s’essayer à la musique. Chaque rencontre à son lot d’apprentissage et c’est ce qui fait la richesse de notre aventure.

Toujours animés par la vie à la ferme, heureux des connaissances acquises, stimulés par les rencontres, nous nous lançons en quête d’une nouvelle et dernière expérience de voyage. Après, il fera trop froid et il faudra pédaler pour revenir jusqu’au Québec. Nous ne pouvons pas rester plus d’une semaine car nous souhaitons encore pédaler avant le froid.

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Jusqu’ici nous avons réussi, à l’exception de l’île du prince Édouard, à vivre une expérience de woofing dans la totalité des provinces parcourues. Il nous reste la Nouvelle-Écosse, et c’est naturellement que nous nous mettons en quête de trouver un hôte, particulièrement au Cape breton tant convoité par les cyclistes pour sa cabot trail. Chanceux, c’est en plein cœur de cette route mythique que nous trouvons refuge chez Sue. La ferme est reculée et nous avons mis beaucoup d’énergie à rejoindre les lieux avec nos vélos chargés dans un chemin de pierres en montagne.

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Sa ferme n’est plus commerciale mais la charge de travail reste importante pour une personne seule avec le potager, les animaux et surtout l’entretien des bâtiments de la ferme. Chez Sue, nous travaillons le matin et les après midi sont libres. Émy et Lou ont tissé des liens forts avec Boutica, la chèvre. Noa a fait un cours de conduite de tracteur. Sue aime beaucoup être en compagnie des enfants et leur fait des cours d’anglais. Quant à nous, nous avons aidé à restaurer les clôtures, ramoner la cheminée, ranger la paille dans la grange pour nourrir les animaux l’hiver. L’isolement de la ferme implique que nous sommes restés sur les lieux sans sortir de la semaine, à l’exception d’une virée à la plage. Nous nous ressourçons avant d’entamer les derniers kilomètres de notre boucle dans l’Est du Canada.

 

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4 commentaires pour Woofing avec des enfants dans le cadre d’un voyage au long court.

  1. annie Horn dit :

    Comme vous êtes inspirants !!!J’adore vous suivre et je trouve fantastique de pouvoir visionner vos expériences toutes les plus enrichissantes les unes que les autres 🙂

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    • christopherfortier dit :

      Merci beaucoup 🙂 Nous allons continuer ces expériences toutes plus enrichissantes les unes que les autres et vous les partager avec plaisir. Il est important de montrer qu’avoir des enfants n’est pas un frein dans la vie mais au contraire un moyen de faire de nombreuses découvertes avec eux et d’explorer au maximum.
      A très bientôt

      Aimé par 1 personne

  2. Julie dit :

    Merci de votre partage d’expérience, je découvre votre blog par ce billet, désireuse de faire du woofing plus tard avec mes 2 enfants.. La plus jeune n’ayant pas encore 1 an, je vais attendre un peu qu’elle grandisse !
    Et je vais aller visiter un peu plus vos aventures.
    Bonne route !

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    • christopherfortier dit :

      Nous ne pouvons que vous inciter à faire du woofing avec vos enfants. Ce sont des expériences vraiment enrichissantes pour eux qui les fait grandir et nous aussi. Nous sommes fiers d’avoir eu la chance de les voir évoluer dans un contexte comme celui-la. Tenez nous au courant vous aussi de vos aventures.
      A très bientôt

      J'aime

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